La ressource en eau

La Martinique compte 36 captages d’eau destinée à l’alimentation humaine.
Les eaux proviennent des ressources superficielles ou souterraines.
Les eaux superficielles sont prélevées gravitairement dans un cours d’eau (captages au fil de l’eau).
Les eaux souterraines sont captées :
• soit en profondeur par pompage (forages),
• soit au point d’affleurement de l’aquifère par des sources.

Toutes les ressources en eau sont situées dans la moitié nord de la Martinique, qui bénéficie de pluies plus abondantes et d’un réseau de rivières plus développé que ceux de la moitié sud.

Les captages sont gérés par 6 maîtres d’ouvrage :

3 Syndicats de communes

  • Côte Caraïbes Nord-Ouest (SCCCNO)
  • Nord-Atlantique (SCNA)
  • Centre et Sud de la Martinique (SICSM)

1 Régie communautaire
  • ODYSSI

1 Commune
  • Le Morne-Rouge

1 Collectivité Territoriale
  • Le Conseil Général

 

Les caractéristiques de la production en eau

1 Une production moyenne de l'ordre de 120 000 m3/j

2 La prépondérance des eaux superficielles par rapport aux eaux souterraines :
94% des volumes distribués proviennent des eaux superficielles.

3 Un faible nombre de captages en service.
Les plus productifs sont répartis sur 6 ressources (La capot, Le Lorrain, Le Galion, La Lézarde, Case Navire, Monsieur).

4 Une diminution du potentiel des ressources en eaux superficielles en période de carême :
• assèchement des cours d'eau,
• pénurie d'eau en distribution.

5 Des eaux superficielles vulnérables et exposées à des risques de pollution.

6 Un potentiel en eaux souterraines mal connu aujourd'hui.
Un faible degré de protection naturelle des captages en eau souterraine faisant appel à des nappes peu profondes.

 

La protection de la ressource

Le Code de la Santé Publique rend obligatoire l'instauration des Périmètres de protection pour tous les captages d'eau destinée à l'alimentation humaine.
En Martinique, le Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) confirme cette obligation légale.
Ces périmètres sont définis réglementairement autour des captages après une étude hydrogéologique, et prescrits par une Déclaration d'Utilité Publique.

Les périmètres visant à protéger les captages des dégradations
sont au nombre de 3 :

Un périmètre de Protection Immédiate
• Faible superficie (quelques ares) aux abords immédiats du captage,
• Acquis et clôturé par la collectivité maître d'ouvrage,
• Activités interdites.
Eliminer tout risque de contamination directe de l'eau captée

Un Périmètre de Protection Rapprochée

• Grande superficie (plusieurs dizaines d'hectares),
• Déterminée à partir des caractéristiques du captage, des risques de pollution et de vulnérabilité de la ressource,
• Activités interdites et/ou réglementées.
Prévenir la migration des polluants vers l'ouvrage de captage

Un Périmètre de Protection Eloignée
• Zone d'alimentation de la ressource,
• Mise en place de mesures incitatives,
• Renforcement éventuel de la réglementation.
Prolonger le périmètre rapproché pour améliorer la protection lorsqu'elle est naturellement insuffisante.